Sydney 1/6

Hello, on a terminé notre trip en Tasmanie il y a trois jours (toujours pas écrit ça), on est actuellement à Sydney et du coup on a retrouvé l’électricité, l’eau chaude et ce merveilleux outil qu’est internet ! Je peux enfin faire renaître ce blog de ses cendres, tel un phénix. Mais pas vraiment pour longtemps car mercredi prochain on repart en van sur la côte Est. Ces trois prochains jours à Sydney sont aussi les derniers en amoureux avant un petit bout de temps car amis et famille arrivent les uns après les autres dès dimanche. (ils sont làààà)

On a rendu notre van Fidel, ou fidèle van (oui bon ça va, finalement il a été niquel et il portait bien son nom…) à Hobart en Tasmanie mercredi et on a pris un vol pour Sydney en fin d’aprem dans un mélange de tristesse (de quitter cette île merveilleuse), d’excitation (une semaine à Sydney) et de grosse angoisse car j’ai commencé la veille une de mes éternelles crises infectieuses et qu’il n’y avait que deux solutions : que ça passe seul miraculeusement ou qu’on doive encore passer par la case opération mais le coût des soins en Australie pouvait vite faire tourner le voyage au cauchemar. C’est donc avec la boule au ventre qu’on se prend une petite claque de beauté en arrivant sur Sydney.

En dessous de nous la ville est immense. On voit le Harbour Bridge, l’Opéra et les différentes baies. On se rend compte qu’on passe un cran au dessus dans le waouh (désolé les dunkettes, on est sur un effet waouh), que cette ville promet d’être grandiose.

Après un atterrissage beaucoup trop rapide pour moi (maiiiiis Lucas, il va vachement viteeee làààà) (il manquait clairement 1 kilomètre de piste, j’ai cru qu’on allait re-décoller derrière) on grimpe dans le train qui en 20 minutes (L’aéroport en plein centre ville c’est pratique ! Par contre tu vois passer les avions au dessus de ta tête all day long et trop près !) nous emmène dans le quartier de Newtown où se trouve notre Airbnb.

Newtown c’est notre coloc à Melbourne qui nous l’avait conseillé et c’est pile ce qu’on cherchait ! C’est un équivalent de Fitzroy, un quartier qui bouge, bourré de restos, bars, boutiques vintages, à échelle humaine, avec des gens aux looks vraiment stylés. Il y a du street art un peu partout et les dessins sont vraiment chouettes.

On mange dans un petit resto italien conseillé par notre hôte, Pastizzi Cafe. L’estomac toujours noué je me dis que des gnocchis 4 (très) fromages ne pourraient me faire que du bien. Et en effet ils ont un peu aidé.

Le matin il pleut beaucoup. Mais euh… Sydney c’est pas censé être toujours ensoleillé ? On en profite pour faire nos machines, parce que le van c’est bien beau mais à un moment t’es un peu à court de chaussettes !

J’ai toujours de grosses douleurs mais je veux profiter de la ville et positiver alors je me fais un petit dej anti-inflammatoires et nous voilà partis pour Circular Quay en centre ville, qui offre une belle vue sur Harbour Bridge, l’Opéra et la baie. Une fois descendus du train on voit déjà l’opéra au loin. On est tout content. On descend sur le port et effectivement c’est autre chose… Lucas, un peu déçu de Melbourne, semble emballé.

Le port est grand, animé, bruyant, musical, il y a des mouettes un peu partout sur les pontons et le ballet des ferrys jaunes et verts à l’allure rétro qui relient les différentes baies est chouette à voir. On marche vers l’opéra et je suis comme une gosse.

Ça m’a fait un sentiment un peu étrange, je me suis dis : mais je suis vraiment là ? Devant ce truc qu’on voit tous les ans le 1er janvier au jt de Pernault « Ils sont passés en 2019 les premieeeeers, Sydney a tiré son feu d’artifiiiiice ». J’ai pas trop réalisé, c’était beau, grand, impressionnant, tellement magique que j’en oublie que je suis en petite forme. Le pont de l’autre côté de la baie, surmonté des deux drapeaux australiens est lui aussi imposant.

On a marché autour de l’opéra qui est (à mon sens) plus joli de loin. De près c’est des tommettes blanches et crèmes, comme sur les murs de la piscine du quartier tu vois ?

On s’est ensuite baladé dans le quartier The Rocks en dessous du pont, qui est le quartier le plus ancien de Sydney, où les pubs ont encore leur look d’antan, la fana du rétro qui vit en moi a adoré.

Puis on a marché sur le Harbour Bridge, il y a une voie piétonne qui donne du côté de l’opéra et qui permet de le traverser. La vue est très belle, mais forcément bruyante à cause des voitures au milieu ! Tu peux escalader le pont plus haut et le traverser de bout en bout mais c’était bien trop cher, la marche sur la passerelle nous a suffit.

Marche qui nous a mené au Luna Park, un parc d’attractions, celui de Melbourne présente assez peu d’interêt car il fait un peu cheap, mais celui de Sydney a une vraie âme, t’as l’impression d’être en 1930 avec la grosse tête lune et d’autres manèges d’origines comme la roue.

On a ensuite pris le ferry (c’est pas celui de Marseille, celui là il te donne l’impression de faire la croisière de l’année) sans trop savoir où on allait (en fait on savait mais on s’est trompé alors ça nous a juste fait faire une balade trop chouette). On s’est mis sur le pont, à l’aller et au retour, qui offre une vue aux petits oignons sur l’Opéra et Harbour Bridge avec le soleil couchant derrière, j’ai mitraillé de photos et Lucas m’a demandé : « bah alors Pyjoum on en est à combien de photos de l’Opéra, 100? » Pas loin.

Coucher de soleil qui nous a fait comprendre qu’il était temps de se nourrir. On a mangé bavarois (beh ouai logique à Sydney) et on a terminé par une balade nocturne sur Circular Quay, avec un petit feu d’artifice d’environ 12 secondes, tiré en notre honneur. Ça nous a fait zizir et ça fait une belle photo.

Voilà pour notre première journée ! Et à ce rythme de post là, je vous l’accorde : on est pas rendu !

VANLIFE

G’day !

On a quitté Melbourne le 25 février, avec un avant goût de roadtrip sur la Great Ocean Road et les Grampians pendant 4 jours (j’écris tout ça et je poste bientôt j’espère). Retour à Melbourne pour une nuit près de l’aéroport pour s’envoler le 1er mars vers la Tasmanie, 1ère vraie étape de notre roadtrip et de la vanlife tant attendue.

On va bien et on est bien installé dans notre maison sur roues. On a décidé de donner des noms à tous les objets du van, notre enceinte c’est Jean Baptiste et notre tapis de sol Crhistine Boutin. Pour le van c’est un peu plus compliqué, on est en désaccord sur le prénom. Lucas veut l’appeler Fidèle mais je dis non, on sait pas si il sera fidèle 3 semaines sur les routes de Tasmanie mais bon c’est bien de l’encourager alors pourquoi pas…

Le van c’est un peu toute une histoire, il faut faire attention à l’eau quand on fait la cuisine, la vaisselle, la toilette car on ne sait pas quel sera le prochain point de remplissage qu’on trouvera. Moins d’eau, c’est un plus pour l’écologie et on se rend compte qu’on a pas besoin de la faire couler pour manger dans des assiettes propres et être propre soi même.

Pour le dodo il faut déplier le lit le soir, le replier le matin, bref tu vis dans une partie de tétris, tu fais des chorés pour te déplacer à deux dans un couloir d’un mètre sur 50 cm et tout prend deux fois plus de temps qu’en appart. Tu te cognes la tête partout, ça fait mal mais le lendemain tu te recognes car tu as déjà oublié.

Il faut aussi trouver où dormir : on est partisan du dodo gratuit avec un paysage fond d’écran Windows par la fenêtre et pas une nuit dans un camping à 30$ vue sur la tente de Sean avec sa coupe mulet et son accent incompréhensible. (Ça vaaa j’rigole ils sont gentils ces australiens)

On aime surtout une chose en van : la liberté. On ne sait pas trop dans quel endroit on dormira le soir et généralement on vadrouille jusqu’au coucher du soleil, heure à laquelle les réceptions de campsites sont fermées ou les campsites sont pleins. Et tant qu’on ne se fait pas engueuler par des rangers on préfère dormir dans la nature, à des endroits où on se dit : « wouuuuuh » en passant.

Mais bien sûr qui dit pas de camping dit : pas de douche. Alors il faut trouver des sanitaires ailleurs, sur la plage ou à l’office du tourisme, gratuits ou payants. Mais ça, c’est pas souvent car…

On a transformé notre van sans douche en chambre de luxe tout confort. Comprendre : on a trouvé un moyen de génie pour se doucher et on veut breveter la chose. On a raccordé un tuyau au petit robinet du van, tuyau qu’on fait passer dans la boucle de la porte arrière levée pour se doucher. Seul bémol : ça foutait de l’eau partout façon arrosage automatique. Lucas s’est lancé dans la fabrication d’un raccord/joint pour que ça ne fuie plus à la base du robinet, dans une algue d’ici semblable à du caoutchouc. Le pire, c’est qu’il a réussi et que je suis ravie de savoir qu’on peut participer (et gagner) à Moundir et les aventuriers de jesaisplusquoid’intelligent avec monsieur la débrouille. Grâce à lui on est propre à domicile, et quand le soleil vient taper sur la cuve d’eau, on a une douche chaude et ça, c’est beau. Pour faire pipi tu te mets entre deux buissons en squat, basique, simple.

Et évidemment pas de camping, pas d’électricité, (pas d’électricité pas d’palais) on a des prises dans le van mais qui ne marchent que lorsqu’on raccorde le van au courant. That’s why je ne peux pas faire d’articles et poster de photos sur mon blog alors que j’ai beaucoup de choses à partager ! On va probablement se faire une nuit en camping avec électricité pour recharger nos appareils et pour que je puisse retoucher mes photos.

Lucas me fait des séances à vanmicile (c’est comme à domicile sauf que tu vis dans un van) pour mon entorse, pratique d’avoir un chéri kiné !

Il va quand même finir par m’abandonner dans le bush car il ne se passe pas un jour sans que je fasse tomber quelque chose, renverse ma bière dans le van, ou fasse tomber un oeuf cru dans un endroit inaccessible… On a réussi à nettoyer, on est vraiment des aventuriers.

On apprend aussi à lire des cartes et à délaisser le GPS, qui est bien mignon de vouloir nous faire arriver à un endroit le plus vite possible sauf que pour ça il nous fait emprunter des routes accidentées impratiquables en campervan, du coup tu mets 2h pour faire 30 kilomètres, à 15 kilomètres heure maxi, un petit bonheur.

On vit donc sans infos françaises, loin des villes, on se fait des frayeurs quand on a presque plus d’essence et que la prochaine station est pas à côté, sans appareils électriques, dans un petit espace mais qui contient tout ce dont on a besoin et qui nous mène où on veut, on est dans la nature du matin quand on ouvre le rideau du van au soir quand le soleil se couche, c’est minimaliste mais on aime ça et on se sent bien. La vie est plus lente, plus douce, moins agressive, ça fait du bien de vivre ça une fois dans sa petite existence.

Pour ce qui est de la Tasmanie c’est splendide, mais j’aimerais faire des articles plus ciblés sur nos étapes de voyages, comme pour nos trips précédents alors j’attendrai d’avoir du courant, mais en vrac on a :

Vu un wallaby albinos, mangé des fish and chips, fait une rando de 5h en 3h, s’est baigné tounu sur une plage déserte, vu l’une des plus belles plages du monde, vu des wombats, vu du plancton bioluminescent sur une belle plage, dormi dans des endroits magnifiques, vu des serpents mortels (j’aurais préféré éviteeer), vu des kangourous de la taille de Maïté, vu des couchers de soleil du orange flamboyant au dégradé bleu violet pastel et dormi sous des nuits noires aux étoiles bien trop brillantes, conduit sur des routes moisies, roulé sur d’autres jolies routes à la golden hour…

Et on continue de faire des kilomètres à pied ou sur roues.